Lundi 21 janvier 2008

Dimanche 10 février, 18 heures
Iglesia Santa Maria, Barbera del Vallès (Barcelona) - Espagne, Catalogne


Concert Voix et orgue

Isabelle Fontaine, orgue

Béatrice Fontaine – Allam, soprano

 

 

 

Voix et orgue :

            Georg-Friedrich HÄNDEL (1685-1759)

            Haec est Regina Virginum (HWV 235)

 

Orgue solo :

            Dietrich BUXTEHUDE (1637-1707)

            Praeludium BWV 146 (en fa# mineur)

 

Voix et orgue:

            Johann-Sebastian BACH (1685-1750)

Quia respexit (extrait du Magnificat)

            - transcription : Isabelle Fontaine

 

Voix et orgue :

            Joseph HAYDN (1732-1809)

            Récitatif et air de Gabriel

            (extrait de l’oratorio La création)

 

Orgue solo :

            J-S.BACH

Choral “O mensch, bewein’ dein’ Sünde gross  (BWV 622)

 

Voix et orgue:

Félix MENDELSSOHN (1809-1847)

Aria extrait du Psaume 42 (Meine Seele dürstet nach Gott)

 

Voix et orgue :

            Jehan ALAIN (1911-1940)

            Ave Maria

 

Orgue solo :

            Jean LANGLAIS (1907-1991)

            Prière

 

Voix et orgue :

            Jean-Paul LECOT (né en 1947)

            L’assomption (extrait de l’oratorio « Les mystères du Rosaire »)

- transcription : Isabelle Fontaine

 

Orgue solo :

            IMPROVISATION sur Ave Regina caelorum

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L'orgue: http://www.spaeth.ch/Barbera.htm
L'église: http://www.esglesiaromanica.org/esp/santamaria.cfm

 

par Isabelle Fontaine publié dans : isabelle.fontaine
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Jeudi 10 janvier 2008
TER.jpgICP.jpg 
Mes cours à l'ISL (Institut supérieur de la liturgie) pour le Certificat de musique liturgique commençaient aujourd'hui, vendredi 19 octobre ...
j'ai pu rallier Paris ... en me levant très tôt ...
 
mais ce fut un peu compliqué et fatigant, car la grève était loin d'être terminée ... quelque trains étaient prévus mais ...:
- le matin, le train de 6 heures n'est pas passé, car saboté en gare de Laon ... mais le train de 7h07 a été, lui, maintenu ... malgré un peu de retard. A l'arrivée à Paris, j'ai tenté le coup du métro .. il y en avait quelques uns sur la ligne 4 ... j'étais finalement à 9h15 à l'ISL, parmi les premiers arrivés ...
- pour le retour, le métro bondé marchait au ralenti ; comme j'en avais assez et que je savais que je n'aurais pas le train de 17h45, j'ai marché à pied entre les Halles et la Gare du Nord ; le train prévu à 18h47 est parti vers 19h30 mais a roulé ensuite normalement.
 
Cela ne s'est donc pas trop mal passé ... et surtout, ça en valait la peine !
 
Nous sommes 12 à suivre le Certificat de musique liturgique, les "1ère année" et les "2ème année" étant ensemble pour les cours qui entrent dans le cadre du séminaire "musique et liturgie" les vendredis du 1er semestre ; en plus de moi-même:
- le jeune organiste de la cathédrale de Blois, responsable de la musique liturgique dans son diocèse
- une violoniste et chef d'orchestre, responsable du choeur diocésain de Paris
- un jeune diacre (futur prêtre) du diocèse de Nantes
- une religieuse membre de la commission "musique liturgique" du diocèse d'Amiens
- un diacre responsable de la commission "musique liturgique" et de la pastorale liturgique et sacramentelle dans le diocèse de Meaux (organiste, il était élève au conservatoire de Gagny en même temps que moi, quand j'avais 14-15 ans !)
- un jeune chantre de la cathédrale de Chartres, qui fait partie de la commission de musque liturgique dans son diocèse
- un jeune organiste et compositeur de Carcassonne, responsable de la musique liturgique de son diocèse, étudiant sur Paris
- la responsable de musique liturgique du diocèse de Saint Denis en France (à l'initiative d'un CD pédagogique comprenant entre autres ... une certaine "messe de Soissons" ...), "déléguée des étudiants du CML"
- une personne qui s'occupe de musique liturgique et de pastorale liturgique dans le diocèse de Beauvais
- 1 prêtre venu de l'Inde
- 1 prêtre venu du Vietnam 
(tous deux envoyés en France par leur Evêque pour étudier la musique et la liturgie)
 
Lors du tour de table de présentation, nous avons perçu la diversité des horizons, des cheminements, des engagements ... une grande richesse !
 
En l'absence du Frère Patrick Prétot, qui se trouvait à Lille, l'ensemble de la journée était pilotée par Emmanuel Bellanger, directeur de l'IAS (Institut des Arts sacrés), vice-président de l'ANFOL (Association nationale pour la formation des organistes liturgiques) et organiste de l'église St Honoré d'Eylau à Paris.
 
L'intervenant principal de la journée était le père Olivier Manaud, prêtre de Quimper et Léon depuis juin 1999. Il exerce un ministère en paroisse et auprès des jeunes, et organise des week-ends "Musique et prière" pour aider les musiciens à faire l'unité entre la pratique de leur art et leur vie de prière.
Il a fait l'ISL, l'IAS, le CML et nous a présenté le contenu de son mémoire:
"Le musicien au service du culte divin - la sainteté des actes de musique dans la liturgie", s'appuyant en cela sur cette phrase de Vatican II (SC 112): "la musique sacrée sera d'autant plus sainte qu'elle sera en connexion plus étroite avec la liturgie".
Ce prêtre est passionné, a beaucoup de connaissances mais aussi d'expérience: sa présentation mêlait donc témoignage vivant (pour ne pas dire bouleversant !) et analyse presque ... scientifique ... avec, derrière cela, une véritable théologie de la musique et plus précisément de la fonction du musicien engagé en liturgie, théologie étayée de nombreuses citations venant de la Bible ou de divers auteurs chrétiens.
Personnellement, ce qu'il a dit m'a touchée, m'a fait vibrer, m'a rejoint dans mon vécu, dans mon propre cheminement musical et spirituel ; je me suis sentie confortée dans ma propre démarche, mes propres engagements ... et, en même temps, ce que j'ai entendu là m'aide à vivre certains questionnements douloureux ...
Le musicien croyant qui vit à fond son engagement va forcément à contre courant du "star-system" et est appelé à vivre un véritable retournement spirituel ...
 
Dans son topo du matin, nous étions dans le domaine de la description: le Père Olivier Manaud nous a présenté des schémas, tentative de modélisation ... non pour enfermer les uns et les autres dans des cases, mais pour donner des repères, des pistes. En voici un tout petit aperçu (les grands titres ... je ne peux pas tout recopier !):
 
1) Le musicien est soit
- mercenaire (plus ou moins occasionnel)
- serviteur
- ministre - terme à employer avec précaution
(il y a une forme de gradation)
 
2) Le retournement s'opère au travers de 3 aspects:
 -passer d'un acte de lecture à un acte d'écoute
- passer d'un acte musical antropocentré (on puise en soi même, mentalité du virtuose ou de celui qui passe des concours) à un acte christocentré ("Seigneur, c'est toi qui est au coeur de ma vie, de ma musique")
- passer de l'harmonie musicale à la communion des saints (on ne joue/chante pas pour soi ou seulement pour les gens qui sont là ... )
 
3) Dans la liturgie, on
- le musicien théologal (les vertus qui viennent de Dieu, le musicien touché par la grâce)
- le musicien religieux (une démarche ascendante, tournée vers Dieu)
(ces 2 dimensions ne sont pas à opposer, elles ne sont pas incompatibles)
Dans le même temps, on a une gradation dans l'axe de sainteté:
- édification
- fortification
- sanctification
(on peut être dans toute les dimensions à la fois)
 
Le père Olivier Manaud nous a également proposé une typologie des actes de musique dans la vie de l'Eglise, afin de passer du "public" à l' "assemblée chantante"
- le concert type "rock chrétien" sur le parvis
- les liturgies de la Parole ou temps de prière type Taizé
- la liturgie eucharistique
(attention à ne pas confondre les 3, à savoir choisir ce qui convient)
 
A travers cette proposition de " catégorie, "religion, piété et culte", qui vient de St Augustin, on nous a proposé un schéma qui montre que le mystère de l'incarnation descend jusque dans nos vies (y compris dans les profondeurs de notre péché)  ; puis la victoire à la résurrection nous transfigure et nous hisse vers une autre dimension. (cf. SC 61).
Ce mouvement va traverser tout notre acte de musique: c'est le mystère pascal qui nous traverse.
 
Enfin, il y a une distinction entre la sacramentalité canonique (ce qui est codifié) et la sacramentalité théologale (ce qui vient de Dieu). L'idéal c'est quand des 2 dimensions sont tissées.
Le musicien liturgique est un "auxiliaire de l'eucharistie" (cf. Jean-Paul II)
 
Pour pouvoir aider quelqu'un (une assemblée) à vivre cette traversée (mystère pascal), il faut nous-même nous y plonger.
Il y a un parallèle entre la vie spirituelle et la vie musicale (se mettre à l'Ecole de ...).
Il y a une conversion à vivre pour tenir le rôle de la "nuée lumineuse" (qui guide le peuple d'Israël dans la Bible). Cela implique aussi une forme de dépouillement.
cf. ce que dit St Paul sur la création nouvelle (Romains 8).
Quand je joue, quand je chante, il y a certes un phénomène physique ; mais si je suis enveloppé de la grâce, c'est bien plus profond.
Il est possible de vivre une expérience spirituelle à travers la musique.
 
Après cet exposé, nous avons prié (chanté) ensemble l'office de Sexte (milieu du jour)
puis partagé un grand pique-nique préparé par notre déléguée.
 
En début d'après-midi, on nous a présenté les 4 cours que nus aurons lors des prochains vendredis:
 
Dom Daniel Saulnier, moine bénédictin de Solesmes qui enseigne le chant grégorien à l'Institut pontifical de musique sacrée (à Rome) était présent avec nous et nous a présenté les axes de son cours:
 
Cette année:
- ce que dit le Concile Vatican II sur le chant grégorien (qui garde la première place): qu'est-ce que l'Eglise a voulu dire ?
- des notions de bases, historiques (sachant que ce chant est né avant l'écriture musicale)
- à travers des écoutes et du chant en commun, nous verrons aussi qu'il y a plusieurs façons d'interpréter le grégorien
 
L'année prochaine:
orienter notre pratique vers une réflexion: comment discerner la qualité du chant monodique dans les langues nationales ? Le chant grégorien demeure un modèle, une référence (rapport mélodie/ Parle, connexion musique/liturgie) ; s'y référer n'est donc pas source de blocage mais au contraire fécondation, stimulation à accroître le trésor de la musique liturgique.
 
Emmanuel Bellanger nous a ensuite présenté ce que l'on ferait avec lui:
ce sera surtout sous l'angle pratique, avec notamment 2 séances à St Honoré d'Eylau, dans le but d'apprendre à discerner, au travers de nos pratiques locales;
 
Il y aura 3 grands thèmes:
- le thème artistique: qu'est-ce que la beauté ?
- l'aspect sociologique (= la réalité des choses dans le contexte d'aujourd'hui): comment articuler ce que nous savons de ce que devrait être la musique sacrée et la réalité vécue par nos contemporains.
- le chant liturgique: il y a ce que dit l'Eglise, mais peut-on s'en tenir là ?
 
3 aspects nous aideront nous situer pour dépasser les tensions:
- l'aspect historico-musical (certaines questions se sont toujours posées : ex. le rapport texte/musique, l'aspect pastoral)
- l'attitude normative (danger de l'autoritarisme)
- le mode analytique: attitude rétrospective (plutôt que prospective: qu'est-ce qui a été profitable ?), revoir nos grilles d'analyse.
 
Xavier Bisaro, musicologue spécialiste du Plain-chant, absent de jour, nous a fait passer un document sur son cours intitulé "le chant ordinaire: une histoire"qui nous fera rechercher dans l'Histoire des sources qui peuvent nous éclairer pour aujourd'hui, et éclairer notre notion de "participation des fidèles". Nous avons même déjà sa bibliographie.
 
Avec le Père Pierre Barthez, responsable de la musique au SNPLS et organiste à la cathédrale de Toulouse, nous parlerons de téhologie et ferons l'analyse de quelques chants d'aujourd'hui.
 
Enfin, lors de ce temps, nous avons évoqué la question des validations pour le CML.
 
Le journée s'est conclue avec la suite de l'exposé du Père Olivier Manaud, sur le thème "la grandeur de la vocation du musicien dans la liturgie"
 
... parce que l'on a besoin de se sentir encouragé, d'entendre la grandeur de sa vocation, de savoir où l'on va et surtout pour QUI on fait tout cela ...
Il n'y a pas d'un côté le musicien et d l'autre le chrétien, mais il y a le musicien unifié.
Bien sûr, cela peut paraître idéal ...
mais
"l'artiste et le chrétien sont un, si vous êtes vraiment chrétien et si votre art n'est pas isolé de votre âme par quelque système esthétique" (Jacques Maritin, Art et Scholastique, 1935) 
ou encore "Il faut que l'art soit revêtu d la grâce du baptême", "Ne séparez pas votre art de votre foi" (Mgr Albert Rouet, Art et liturgie).
L'inspiration artistique se fait AVEC l'action de l'Esprit Saint.
Le musicien doit avoir une vie spirituelle intérieure, doit savoir se mettre à genoux: si on ne parle pas à Dieu, comment pourrions-nous parler DE Dieu (la musique étant lieu de résonance de la Parole) ?
 
Le Père Olivier Manaud nous a proposé 4 "paraboles":
 
1) Le musicien en liturgie est comparable à ... quelqu'un en état de vie consacrée
un chantre ou un organiste fait don total de lui-même dans l'acte musical ; la sanctification de l'art exige des règles de vie
cf. influence de la vie monastique, des confréries artistiques au XIXème siècle; référence au rituel de bénédiction d'un orgue (bénédiction de musicien d'abord, envoyé en mission pour ce service de la liturgie); lien avec les voeux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance + exigences ascétiques communes à la prière et au travail musical: lutte contre les tentations, sentiment de solitude ...
 
2) Le musicien en liturgie est comparable à ...  un confesseur de la foi, un exégète de la Parole
rapport texte/ musique (cf. Pie X: "revêtir de mélodies appropriées le texte lui-même" - motu proprio de 1903); "la foi naît de l'écoute", que retentisse de manière audible la Parole de Dieu (cf. St Paul, Romains 10, v.7) ; rapport entre tradition ORALE et tradition AURALE; le musicien devient héraut de la Parole de Dieu, mais la proportion texte/musique n'est pas la même partout dans la liturgie
On peut établir 4 sens - cf. schéma de Joseph Gélineau (Les chants de la messe dans leur enracinement rituel):
- sens littéral ou historique: parole seule, dans une langue connue de l'assemblée ; mais comme on ne parle pas recto-tono, c'est déjà de la musique
- sens allégorique: la musique se greffent sur le texte (ex: "Le Seigneur soit avec vous")
- sens moral ou tropologique: séquence ou hymne qui invite l'assemblée (ex: "Changez vos coeurs" "Dieu est à l'œuvre en cet âge")
- sens anagogique (qui tire vers le mystère): musique instrumentale (intériorisation du Logos, de la Parole de Dieu qui habite le musicien, l'enveloppe; ce qui rejaillit, c'est la résonance de la Parole de Dieu: prélude ou échos à la Parole, jubilation ou pleurs de l'humanité) ou chant dans une autre langue
La "musique pure" n'existe pas en liturgie.
 
3) Le musicien en liturgie est comparable au ... chantre du cantique nouveau
Ce chant nouveau, c'est le Christ, c'est la Parole éternelle du Père qui redonne vie et dont la communauté est porteuse.
Le chantre, membre de l'assemblée, a pour mission de la guider, de la tourner vers Jésus-Christ
 
4) Le musicien en liturgie est comparable à ... un iconographe sonore
cf. tradition orientale: l'icône est née en même temps que le chant.
Pour peindre une icône, on commence par mettre un fond de couleur (+ lumière divine) ; cela correspond, dans le chant byzantin, à l'ISON (note tenue) qui est symbole de l'éternité ; chaque couche se superpose à la suivante, aucune ne se confond.
Cette image est un sacramentel, une image peut nous rendre présent celui qu'elle représente).
Comment passer de l'image au sonore, de la théologie de la lumière (Christ) à la théologie pneumatique (l'Esprit Saint) ? Alors, le chant grégorien, présenté comme prototype ou archétype du chant liturgique , ne nous est-il pas proposé comme quelque chose de l'ordre de l'icône sonore ?
 
Pour chacune de ces 4 "paraboles", il a été montré les avantages mais aussi les limites de celles-ci.
Malheureusement, les derniers aspects ont été moins développés, car l'heure tournait ... mais l'ensemble du mémoire est consultable à la bibliothèque de l'ISL !
 
La conclusion fut la suivante:
 
la belle et grande mission du musicien
est de grandir et sainteté
ET de faire grandir.
Là est l'enjeu spirituel de la pratique artistique ...
 
Tout un programme ... dans lequel je me retrouve, humblement mais totalement ...
Le matin, le Père Olivier Manaud nous citait Olivier Messiaen qui disait ne jouer bien de l'orgue QUE le Dimanche ...
la liturgie étant sa raison d'être comme organiste ...
pour lui, l'acte de musique était rehaussé par la liturgie ...
 
Ah ... c'est formidable ... !
Je baigne comme un poisson dans l'eau dès que l'on touche à toutes ces questions ...
Puissé-je vivre dans cet état d'esprit à la cathédrale de Soissons, sur le Doyenné et dans le diocèse ... 

Croisillon-sud-de-la-Cath--drale-de-Soissons.jpg

par Isabelle Fontaine publié dans : religion catholique
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Lundi 7 janvier 2008

« La qualité n'est pas le signe d'une recherche extérieure et vaine, d'ordre tout esthétique, mais une recherche essentielle, d'ordre spirituel. 
La qualité dans l'œuvre d'art est l'expression de la Charité. » 


Joseph SAMSON (1888-1957), Maître de chapelle de la cathédrale de Dijon

par Isabelle Fontaine publié dans : religion catholique
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Lundi 7 janvier 2008

- 10 février, 16 heures: Barbera del Vallès (Espagne) - iglesia Santa Maria - avec Béatrice Fontaine-Allam, soprano

- 9 avril, 20h30: Ste Chantal de Dijon (21)

- 21 juin, 18h, cathédrale de Soissons: audition de la Fête de la musique, avec Vincent Dubois et Vincent Dupont

- 22 juillet: abbatiale de Conques (à confirmer)

- 23 juillet: cathédrale de Rodez (12)

- 24 juillet: Laissac (12), avec Béatrice Fontaine-Allam

- 29 juillet: cathédrale de Bordeaux (33)
 


(concerts 2007:
http://isabelle.fontaine.over-blog.com/article-5434625.html)

par Isabelle Fontaine publié dans : isabelle.fontaine
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Lundi 3 décembre 2007
Le 13 novembre, le Pape Benoît XVI a nommé Mgr Hervé Giraud, évêque coadjuteur du Diocèse de Soissons, Laon et saint Quentin.

Pour tout savoir, aller ici:
 
Communiqué de presse:
http://diocesedesoissons.cef.fr/_sommaire/sommaire/Mgr%20Herv%E9%20Giraud/Conf%E9rence%20de%20presse.pdf

Biographie de Mgr Giraud:
http://diocesedesoissons.cef.fr/_sommaire/sommaire/Mgr%20Herv%E9%20Giraud/1.CV%20Herv%E9%20GIRAUD.pdf

http://diocesedesoissons.cef.fr/_sommaire/sommaire/Mgr%20Herv%E9%20Giraud/Bienvenue%20%E0%20Mgr%20Herv%E9%20Giraud.pdf

http://diocesedesoissons.cef.fr/_sommaire/sommaire/Mgr%20Herv%E9%20Giraud/rencontre%20pr%EAtres%20diacres%2020112007.html

http://diocesedesoissons.cef.fr/_notreegliz/moteveque/Mgr%20Giraud/VD23%2001122007.html

Vendredi soir, il disait au-revoir à son ancien diocèse, Lyon:
http://catholique-lyon.cef.fr/article.php3?id_article=2642

Voilà ce qu'écrivait le Cardinal Barbarin, archevèque de Lyon:
http://catholique-lyon.cef.fr/article.php3?id_article=2570


Hier, dimanche 2 décembre, Mgr Giraud était accueilli par le Peuple chrétien de l'Aisne et installé comme coadjuteur:  http://diocesedesoissons.cef.fr/_sommaire/sommaire/Mgr%20Herv%E9%20Giraud/Accueil%20de%20Mgr%20Giraud%2002122007.html


La cérémonie a été très émouvante,
j'ai vécu un très grand moment, comme croyante, comme chrétienne engagée dans le diocèse, comme organiste dans une cathédrale ...

Toute la liturgie avait été soigneusement préparée (gestes, interventions, gestion de l'espace liturgique, choix des chants et musiques ... etc.), dans une double dimension:
- un temps d'accueil festif qui dit l'Eglise rassemblée et sa joie d'accueillir l'évêque coadjuteur
- le reste de la liturgie plus sobre, donnant bien la tonalité de l'Avent  

Dans la cathédrale, 6 évêques, 55 prêtres, plusieurs diacres, plus de 1000 personnes dans l'assemblée (impressionnant, vu de là haut !!!), la chorale de la cathédrale élargie (plus de 40 personnes) et moi aux grandes orgues, qui me suis efforcée d'entrer au mieux dans cette célébration et de servir la prière de la communauté tout entière.
Depuis plusieurs jours déjà, je m'étais préparée, spirituellement et musicalement, à vivre cet événement et ... à servir ...
Car s'il est inéluctable que je prie et que je vibre avec mon instrument, je suis là avant tout pour servir ...
Alors, je me suis efforcée, au fil de la célébration, de sentir le "climat" et d'adapter mon jeu à l'esprit qui a présidé à la préparation de cette liturgie.
Dans toute célébration, et dans ce genre de rassemblement particulièrement, l'orgue est un véritable LIANT dans la liturgie, et l'organiste ne peut être quelqu'un qui ne fait que se juxtaposer à elle: il en est partie intégrante ... à la fois discrêt et bien présent, toujours à l'affut ...

Le programme musico-liturgique était le suivant:
- Improvisation avant à la messe (grandiose, au son des cloches, gros bourdon ... etc.)
- Procession d'entrée: "Eglise du Seigneur" avec interludes et postlude d'orgue (grandement inspirés de la "Prose de la dédicace" que l'on peut entendre dans le disque "Grandes heures liturgiques à Notre Dame de Paris")
- Acclamation reprise à 3 reprises lors du temps d'accueil (présentation de l'évêque coadjuteur, accueil par 2 représentants du diocèse, lecture de la bulle apostolique et accolade des 2 évêques): Magnificat de Taizé.
- Kyrie: AL 48-00 ("ma" messe)
- Psaume 121: de ma composition
- Alléluia: AL 48-00
- Interlude improvisé après l'homélie
- refrain de Prière universelle: "Jésus sauveur du monde, écoute et prends pitié"
- Offertoire: choral "du Veilleur" de Bach (inévitable en ce dimanche !), qui a duré le temps de la quête
+ improvisation en 2 temps - procession des offrandes + présentation des dons: assez solennel (fond d'orgue), puis plus méditatif (fonds doux avec tremblant), le tout enchaîné, bien sûr ... mais collant au rite ...
- Sanctus: AL 48-00
- Anamnèse: AL 48-00
- Notre Père de Darasse
- Agneau de Dieu: AL 48-00
- Début de la communion: "¨Partageons le pain du Seigneur"
- Puis, orgue: choral "Nun komm der heiden heiland" (un "classique" pour l'Avent) de Bach (BWV 659) + improvisation jusqu'à la fin de la communion (faisant la tranisiton avec ce qui suivait)
- Méditation par la chorale seule: "choral du Précurseur du Christ" (musique d'un choral de Bach)
- Sortie: "Te Deum" de Jean Langlais,
suivi d'une longue improvisation car la procession de sortie était à peine terminée ...
(Là c'est vrai, l'organiste s'est déchaînée, tant sa joie était immense !)

Je crois humblement que nous avons essayé de suivre de précepte du Concile Vatican II (Sacrosantum Consilium, n°112): "la musique sacrée sera d'autant plus sainte qu'elle sera en étroite connexion avec l'action liturgique" ...
Cela n'est possible que s'il y a concertation entre les différents acteurs de la liturgie, et une profonde préparation - tant musicale que spirituelle - des différents intervenants musicaux, afin qu'il y ait osmose entre eux ... Cette connivence est alors ressentie par tous et permet de se laisser vraiment porter par la liturgie ...
Et je crois que, si tout le monde a bien vécu cette célébration, c'est parce qu'elle avait été bien préparée, qu'il y avait à la fois la qualité et l'authenticité dans le témoignage de foi donné par ses différents acteurs, et qu'on a laissé parler ... la liturgie ... sans artifice, sans innovation inutile ou superflue ... sans rechercher l'extraordinaire (qui était, de toutes façons, déjà là: par l'horaire, la raison du rassemblement, le nombre de personnes présentes, le rituel propre du début !) ... avec des gestes accomplis avec une "noble simplicité" ... mais à la mesure de l'événement !
Bien faire ce que l'Eglise nous demande, recevoir avec foi ce que l'Eglise nous donne ... tel est peut-être le secrêt d'une liturgie signifiante, ressourçante, vnourissante, vivifiante, agissante ...


En tous les cas, cette célébration m'a remplie de joie, et ça restera pour moi un moment inoubliable.
Il y avait je crois, beaucoup de ferveur dans l'assemblée: une assemblée enthousiaste, qui a su manifester un accueil chaleureux pour Mgr Giraud ( y compris pas des applaudissements, qui venaient du coeur !) , et une assemblée priante, invitée à entrer dans le temps de l'Avent.

J'ai été touchée par l'homélie de Mgr Giraud, à la fois très spirituelle et profondément humaine, à la fois pleine d'espérance et pleine de réalisme.

Extraits:

« Nous voici donc veilleurs, à l'heure où l'Église devient moins visible, apparemment moins demandée, moins signifiante, parfois désertée, une part de ce monde la regarde, la questionne et lui demande de rendre compte de son espérance, tout autant que de sa réflexion sociale ou morale ou politique. Sur nos visages doit donc s'illuminer une véritable espérance, celle dont on peut rendre compte avec foi et raison. »

Il a dit souhaiter « essayer d'apprendre le métier de coadjuteur, en remerciant pour ce qui a déjà été bien fait, en repérant ce qui naît dans le diocèse ou dans une jeune conscience, en encourageant chacun à développer les dons que le Seigneur a mis en lui ». 

« L'évêque est certes celui qui annonce, célèbre, sert ; celui qui enseigne, prie et gouverne. Mais avant tout, il doit avoir une attitude originelle de bienveillance et je suis à bonne école pour quelques mois ! »

Il a conclu par « une demande qui peut paraître étrange » : « N'attendez pas trop de moi »  « L'Église ne bouche pas tous les trous ou saignées de nos vies. (...) Comme le disait Jean-Paul II aux jeunes des JMJ à Tor Vergata : "Seul Jésus de Nazareth (...) est en mesure de satisfaire les aspirations profondes du cœur humain". »


Avec Mgr Herriot et Mgr Giraud, notre diocèse a de la chance !
Rendons grâce, et prions pour eux ! 


P.S.
Pour mieux connaître Mgr Hervé Giraud, on peut aussi écouter cette émission sur le site Web de RCF Lyon Fourvière: c'était le 14 novembre, le lendemain de sa nomination ; pour écouter, cliquer ici:
http://www.rcf.fr/diffusion.php3?id_article=164003&id_locale=18
 
par Isabelle Fontaine publié dans : religion catholique
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Jeudi 22 novembre 2007
Dimanche 25 novembre 2007, 9h30, Cathédrale de Soissons
 
CELEBRATION DE LA SAINTE CECILE
 
 
Dès que le carillon de 9h30 sonne, les grandes orgues (Isabelle FONTAINE) jouent :
Praeludium en fa dièse mineur de Dietrich BUXTEHUDE (précurseur de Bach, dont on fête cette année le tricentenaire de la mort)
 
 
La Batterie Fanfare et l’Harmonie municipale (direction : Jean-Claude COLLET) jouent
            Arttikos de Jean-Jacques CHARLES
 
 
Mot d’accueil par Alain MONTIER, diacre
 
 
L’Harmonie municipale interprète :
-         Berceuse de Gabriel FAURE
-          2 chorals de J-S.BACH (BWV 633 et BWV 599), écrits originellement pour orgue
 
 
Intervention d’Alain MONTIER pour présenter le temps suivant.
 
 
La chorale « La Musarelle » (direction : Marie-Claude BINART) interprète l’Alleluia extrait de l’oratorio Judas Maccabée de Georg Friedrich HÄNDEL (accompagnée à l’orgue de chœur par Isabelle FONTAINE)
 
 
Proclamation (par Alain MONTIER) de l’Evangile du jour (Solennité du Christ Roi de l’Univers) : Luc 23, 35-43.
 
Homélie (par Alain MONTIER)
 
 
En méditation, l’Orchestre junior de la Musique municipale (direction : Nicolas ROSZAK)
joue un Arioso de J-S.BACH.
 
 
PRIERE UNIVERSELLE :
 
-         refrain (animé par Marie-Cécile Moinet et accompagné par Isabelle Fontaine) :
 "Jésus sauveur du monde, écout eet prends pitié"
-         Intentions :          
·        Joies(mariages, naissances …) : Harmonie municipale
·        Peines (décès) : « Cuivres soissonnais »
·        Actualité : « Campanella »
·        Musiciens : « Musarelle »
 
 
Intervention d’Alain MONTIER (pour introduire ce qui va suivre)
 
 
La prière se prolonge avec le Pater noster de BORTNANSKIJ chanté par les 3 chorales réunies : « la Musarelle », « la Campanella », « la Chanterelle ».
 
 
Puis la chorale « La Campanella » (direction : Yves PEUDON) chante Amazing grace.
 
 
Intervention d’Alain MONTIER  pour annoncer les 3 morceaux suivants.
 
 
Les Cuivres soissonnais et les Cuivres du conservatoire interprètent :
-         Promenade (extrait des Tableaux d’une exposition) de MOUSSORGSKI
-         Die Bänkelsängerlieder (anonyme de 1684)
 
 
La chorale « la Chanterelle » (direction : Danièle GARBE) chante le Sanctus de la Messe allemande de Franz SCHUBERT.
 
 
Intervention d’Alain MONTIER pour introduire les deux morceaux suivants.
 
 
Les 3 chorales (« la Musarelle », « la Campanella », « la Chanterelle ») se reroupent pour chanter Lascia Ch’io Pianga (extrait de l’opéra Rinaldo) de HÄNDEL.
 
 
L’Harmonie municipale et les grandes orgues jouent un arrangement du Final de la
3ème symphonie de Camille SAINT-SAËNS.
 
 
Intervention d’Alain MONTIER pour introduire la dernière œuvre.
 
 
Les grandes orgues jouent l’Hymne d’action de grâces (« Te Deum ») de Jean LANGLAIS, un des plus grands organistes français du XXème siècle, artiste profondément chrétien (on fête cette année le centenaire de sa naissance).
 
 
Mot de conclusion par Alain MONTIER.

Ste Cécile 2006, voir ici: http://isabelle.fontaine.over-blog.com/article-4633554.html 
A 11 heures: messe de la Solennité du Christ Roi de l'univers
par Isabelle Fontaine publié dans : musique et orgue
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Dimanche 18 novembre 2007
Samedi 8 décembre 2007
 
Solennité de l'Immaculée Conception
 
De 19h30 à 20h30
en l'église Ste Macre de FERE EN TARDENOIS (02)
 
Veillée mariale
 
dans la dynamique d'Ecclesia 2007
et en communion avec l'ouverture de l'année jubilaire à Lourdes, à l'occasion du 150ème anniversaire des apparitions
 
Animation par Clémence Viet (chant) et Isabelle Fontaine (clavier):
chants à la Vierge à reprendre en assemblée et chants à écouter ...
extraits pour l'essentiel du répertoire des Sanctuaires de Lourdes.
 
"Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
Voici que tu vas concevoir et enfanter un fils ; tu lui donneras le nom de Jésus."
par Isabelle Fontaine publié dans : religion catholique
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Lundi 8 octobre 2007
Les 26, 27 et 28 octobre prochains aura lieu à Lourdes le congrès de la Pastorale catéchétique: ECCLESIA 2007.
A la suite des orientations prises par les Evêques de France, 6000 agents pastoraux (au moins !) vont réfléchir à des manières nouvelles de proposer, d'annoncer la foi à tous les âges et dans tous les secteurs de la vie de l'Eglise.
Voir ici:
http://sncc.cef.fr/article.php3?id_article=227

Une bonne soixantaine de personnes du diocèse de Soissons ont été appelées à y participer.
Mais cela a un coût.
Pour aider à financer les frais, le Service diocésain de la catéchèse a eu l'idée d'organiser un ensemble de manifestations tout au long de l'année 2007-2008, dans tout le département de l'Aisne.
Voir calendrier ici:
http://diocesedesoissons.cef.fr/_mvtservic/services/catechese/Ecclesia/Ecclesia%20dioc%E8se.pdf

La première de ces manifestations aur lieu vendredi prochain 12 octobre, à 20 heures 30, en la cathédrale de Soissons: "orgue et Parole".

La voix des grandes orgues, tenues par ... moi-même, répondra,
par des improvisations et des oeuvres du répertoire composées par des artistes chrétiens de différentes époques (M-A.Charpentier, J-S.Bach, César Franck, C-M.Widor, Jean langlais, Olivier Messiaen et ... ),
à des passages de la Parole de Dieu, et quelques autres textes d'Eglise.

Le fil conducteur sera cette phrase, extraite de la Constitution Dei Verbum (Concile Vatican II), reprise comme thème du congrès ECCLESIA:
"Dieu qui est invisible s'adresse aux hommes commes des amis, et converse avec eux pour les inviter à entrer en communion avec lui et les recevoir en cette communion".

L'ensemble se déroulera en 7 tableaux:
1. L'Orgue, image de l'Eglise
2. Le dialogue entre Dieu et les hommes
3. Le mystère pascal au coeur de notre foi
4. C'est le don de l'Esprit qui nous donne la foi et la force de la transmettre
5. Le sommet de la rencontre avec le Christ: l'Eucharistie
6. Marie, mère de l'Eglise
7. Ensemble, rendons grâce

L'entrée est gratuite, avec une quête au profit d'ECCLESIA.
par Isabelle Fontaine publié dans : musique et orgue
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Mercredi 19 septembre 2007
Basilique St Sauveur de DINAN (Côtes d'Armor)
Vendredi 28 septembre 2007
à 20 heures 30

Dans le cadre du 500ème anniversaire de la construction du choeur de l'église

AUDITION D'ORGUE par Isabelle FONTAINE

Programme prévu (sous réserve de modifications de dernière minute liées à l'état de l'orgue):

J-.S. BACH (1685-1750)
- Prélude et triple fugue en Mi bémol Majeur BWV 552 (à la Sainte Trinité)
- Choral "Wachet auf, ruft uns die Stimme" ("Réveillez-vous, la voix du veilleur nous appelle") BWV 645

I.FONTAINE (née en 1975)
"Spered santél, deit"
(sur un chant religieux breton au Saint Esprit: thème, 4 variations et Final)
- oeuvre dédiée à l'abbé Jospeh Foutel, organiste à Dinan

Jean LANGLAIS (1907-1991, centenaire de sa naissance)
Hymne d'action d'action de grâces ("Te Deum")

César FRANCK(1822-1890)
Prélude, fugue et variation

Louis VIERNE (1870-1937)
Méditation (des 24 pièces en style libre)

IMPROVISATION

(le ou les thèmes me seront proposés par l'abbé Joseph Foutel, qui a accepté également de présenter les oeuvres)

Entrée gratuite.
Quête au profit de l'entretien de l'orgue.

(Des photos du lieu ainsi que des renseignements sur cet orgue sont visibles ici: http://isabelle.fontaine.over-blog.com/article-6143593.html )
par Isabelle Fontaine publié dans : musique et orgue
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Mercredi 19 septembre 2007
A la faveur d'un bon emploi du temps me laissant le vendredi de libre (que je me suis risquée à demander sans donner le motif ... laïcité oblige ... ),
je vais aller suivre des cours à l'Institut Supérieur de Liturgie à Paris, afin de préparer le "Certificat de musique liturgique".
Je suis envoyée par le Diocèse (l'Evêque, le Comité des charges ecclésiales et le Service diocésain de pastorale liturgique et sacramentelle avec qui je collabore e déjà en tant que membre - avec lettre de mission - de la commission "musique liturgique"). C’est le diocèse qui prends en charge les frais. 
 
Ci-dessous : des informations sur le cursus, les cours que je vais suivre cette année et ... mes motivations ...
 
 
Le Certificat de Musique Liturgique à l’Institut supérieur de liturgie (ISL)
Diplôme propre de l’Institut catholique de PARIS
 
 
 
Le Certificat de Musique Liturgique a été créé pour répondre à des besoins de formation dans le domaine de la musique liturgique. Le CML est une formation « professionalisante » spécialisée dont l’objectif est la formation d’acteurs musicaux au service de la liturgie. Elle vise à permettre aux étudiants d’acquérir des outils de discernement en matière de musique liturgique dans son rapport avec «l’assemblée célébrante».
 
Cette formation de niveau supérieur se déroule sur deux années correspondant à une scolarité à mi-temps (un jour par semaine) et conjugue théorie et pratique. Elle est proposée à des candidats qui possèdent déjà des compétences techniques sur le plan musical :
- soit au niveau de la maîtrise d’un instrument (orgue ou autre)
- soit sur le plan du chant et/ou de la direction du chant choral.
* Chefs de chorales dans les paroisses ou les diocèses,
* Chefs de choeur de communautés religieuses ou monastiques,
            * Musiciens (notamment organistes) préparant des examens professionnels,
            * Responsables diocésains de musique liturgique, etc.
 
Programme du Certificat de Musique Liturgique
 
Chaque année :
 
- au premier semestre, un séminaire intensif et pluridisciplinaire
qui se déroule le vendredi (9h30-12h30 et 14h-17h), sur 10 semaines (soit 60 heures, 16 crédits) et comprend :
1. Histoire de la musique ;
2. Place et théologie de la musique et du chant en liturgie ;
3. Réflexion sur les pratiques musicales en liturgie ;
4. Formation au discernement pastoral en matière de chant.
 
- et, au premier ou au second semestre, 56 heures (2 cours de 28h, 8 crédits) de cours choisis parmi les cours donnés à l’ISL,
Sur deux ans, le parcours correspond donc à 120h (2x 60h) de séminaires et 112h (2x56h) de cours soit 48 crédits et un mémoire correspondant à 12 crédits soit au total 60 crédits.
 
Il est possible d’aménager l’emploi du temps de telle manière que les cours ISL soient suivis :
- soit au cours du 1er semestre, ce qui limite alors les déplacements,
- soit au cours du 2e semestre pour étaler la charge de travail.
 
Programme 2007-2008 :
 
Séminaire « La musique dans la liturgie » (60h):
- Le musicien au service du culte divin, Introduction générale (6h).
- Histoire de la musique en liturgie, Xavier BISARO (12h).
- Chant grégorien et monodie, Daniel SAULNIER, Institut Pontifical de Musique Sacrée (Rome) et Abbaye de Solesmes (12h).
- Le chant d’assemblée dans la liturgie contemporaine, Pierre BARTHEZ, SNPLS (12h).
- Pratiques musicales en liturgie, Emmanuel BELLANGER, IAS-IML (12h).
- Séance de synthèse, Frère Patrick PRETOT, ISL (6h).
 
L’obtention du Certificat d’aptitude à des fonctions musicales dans la liturgie implique :
- la participation assidue aux enseignements
- la rédaction d’un mémoire de 30 pages + bibliographie
- une soutenance de mémoire.
 
LES COURS QUE JE VAIS SUIVRE CETTE ANNEE 2007 / 2008 :
 
 
La musique dans la liturgie Sem.1 (60 h)
Pierre BARTHEZ, Emmanuel BELLANGER,
Xavier BISARO, Daniel SAULNIER 
et Patrick PRÉTOT 
vendredi 9h30 -12h30  & 14h-17h
19, 26/10 ; 16, 23, 30/11 ; 7, 14, 21/12 ; 11, 18/01
Cet enseignement central du Certificat de Musique Liturgique (CML) est donné sous la forme d’un séminaire pluri-disciplinaire comportant des apports théoriques et pratiques. Il propose des outils de discernement en vue de donner aux acteurs musicaux exerçant dans la liturgie des repères appuyés sur la Tradition de l’Eglise et la réflexion contemporaine en musique liturgique.
 
 
La liturgie : un lieu pour la foi Sem. 2 (28h)
Philippe BARRAS vendredi 9h-12h
8/02 (séance de 4h), 15/02 ; 14 et 28/03 ;
11 et 18/04 ; 16 et 30/05 ; 6/06
Ce séminaire explorera les divers aspects de la liturgie – intentions de l’Église, programmes rituels, mise en oeuvre, art de célébrer, etc. – pour en dégager les enjeux théologiques et pastoraux dans la perspective d’une proposition de la foi. Il s’appuiera sur des études monographiques et sur les acquis de la science liturgique pour dégager une théologie des pratiques liturgiques et mettre à jour des critères de discernement pastoral.
 
 
Laboratoire de pratiques sacramentelles Sem.1 (28h)
Katherine SHIRK-LUCAS vendredi 13h45 à 16h45
8 et 15/02 ; 14, et 28/03; 11 et 18/04 ; 16/05, 30/05 et 6 /06 (séances
de 13h45 à 17h15)
L’objectif de cet enseignement est double. D’une part, il s’agit d’entrer dans des méthodes d’analyse des pratiques en vue d’apporter des éléments susceptibles d’éclairer les questions soulevées. D’autre part, grâce à l’étude de différentes pratiques sacramentelles présentées par les participant(e)s, on vise à faire le point sur les questions théologiques et pastorales qui se posent en ce domaine dans l’Eglise catholique.
 
 
 
 
Ce qui me motive pour le CML:
 
Je crois que cette formation (que j'espère bien pouvoir suivre complètement ... ) m'apportera beaucoup et sera aussi pour moi une bouée d'oxygène:
 
- comme vous le savez, j'aime la liturgie et j'aime réfléchir sur tout ce qui s'y rapporte, et en particulier (mais pas seulement) sur la musique liturgique (place de la musique dans la liturgie, lien avec le rite ou les temps liturgiques, rôle et complémentarité des différents acteurs liturgiques, questions de répertoire,  ... etc.) 
 
- si mes engagements sur le terrain (à la cathédrale de Soissons et St Crépin, sur le doyenné pour les "messes des jeunes" ou sur le diocèse avec le SDPLS) sont évidemment essentiels, j'ai aussi besoin de continuer à me former pour ne pas être tirée vers le bas ... D'ailleurs, la pratique et la réflexion théorique sont complémentaires, l'une s'appuyant sur l'autre, et vice-versa ...
... d'autant plus que ce que je vais approfondir là sera, je crois, utile pour les différents lieux d'Eglise dans lesquels je suis engagée ... (c'est bien pour cela que c'est mon Diocèse qui m'envoie !
Pour moi, c'est un peu la synthèse entre mes études musicales, le CYFFAL et mon expérience sur le terrain (20 ans déjà !).
 
- j'ai aussi besoin de rencontrer d'autres musiciens (compétents) qui s'intéressent (vraiment) à la liturgie. Je me sens parfois isolée (tant dans l'Eglise que dans le monde musical). Or, il y en a quand-même d'autres, en France, qui font un peu comme moi ... C'est important de pouvoir se rencontrer, échanger, partager, réfléchir ensemble.
 
- et après tout, puisque j'ai cette "fibre" de musicienne liturgique (que j'assume pleinement ! ... même si c'est dur dans le monde d'aujourd'hui) ... autant la cultiver et jouer à fond cette carte ! quand, j'ai entendu parler du CML au moment de son lancement (au colloque du CNPL à Francheville en avril 2005), je me suis dit: "ça, c'est fait pour moi" ...
 
 
Mes 3 grandes préoccupations:
 
- la musique dans la liturgie au service de la communion et de la rencontre avec le Christ (dimension horizontale et dimension verticale de la liturgie) ; cela se fait notamment grâce à un bon choix du répertoire (chants comme pièces instrumentales), une mise en oeuvre de qualité (mais adaptée aux circonstances et aux moyens dont on dispose), une juste attitude des acteurs liturgiques (organiste compris), une bonne concertation entre eux ... etc.
Bref: comment la musique est en connexion étroite avec l'action liturgique et devient lieu de proposition de la foi.

- la diversité des répertoires (de chants): c'est un sujet hyper-sensible, car il met en jeux les goûts, la culture, l'expérience spirituelle de chacun. Les critères du musicien n'étant pas toujours les mêmes que ceux de la communauté, comment offrir à tous des éléments de véritable discernement pastoral, en dépassant le clivage "j'aime bien - je ne supporte pas" , et sans blesser personne (car chacun doit se sentir à l'aise et pris en compte dans la communauté ...) ?
Et aussi, dans le même ordre d'idée: quelle musique liturgique pour célébrer avec les jeunes ? (sujet difficile, dont on ne peut faire l'économie et qui, mérite, là encore, que l'on dépasse l'opposition un peu trop simpliste "orgue - guitare" ... par exemple).

- comment réconcilier durablement le monde des musiciens classiques - et organistes en particulier - blessés, découragés pour ne pas dire parfois révoltés (ce qui a pu aller jusqu'à la rupture totale, ou pas très loin: cf. Imploration pour la croyance de Jean Langlais ... voir le commentaire que lui-même en fait ! ) par certains excès et abus (erreurs d'interprétation ... quant à la notion de "participation", notamment ...) des années post-conciliaires dont il reste encore des traces aujourd'hui ...
ET l'Eglise ... ?
 
Et à ceux qui me disent
« avec tout ce que tu connais déjà, tu n’apprendras rien de nouveau »,
je réponds :
 
Je crois qu'on apprend toujours (je suis d'ailleurs loin de tout connaître sur l'histoire du chant liturgique ou la monodie grégorienne !)
... et que ce que je vais apprendre là va plutôt me conforter dans certaines convictions en me donnant des outils pour ma réflexion personnelle et pour transmettre à d'autres ...
par Isabelle Fontaine publié dans : religion catholique
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