Dimanche 8 octobre 2006

C'est un événement culturel, mais aussi paroissial. Je tiens en effet à ce que les chrétiens se sentent concernés.

Voici le message que j'ai adressé à l'EAP (Equipe d'animation paroissiale) de la Paroisse Saint-Sixte:

 

 

 

 

"On estimera hautement, dans l'Eglise latine, l'orgue à tuyaux comme l'instrument traditionnel dont le son peut ajouter un éclat admirable aux cérémonies de l'Eglise et élever puissamment les âmes vers Dieu et le ciel. Quand aux autres instruments, selon le jugement et le consentement de l'autorité territoriale compétente,... il est permis de les admettre dans le culte divin selon qu'ils sont ou peuvent devenir adaptés à un usage sacré, qu'ils s'accordent à la dignité du temple et qu'ils favorisent véritablement l'édification des fidèles (Constitution conciliaire sur la sainte liturgie, Paragraphe 120).

"La musique sacrée a, en effet, pour but premier, que Dieu soit glorifié, et les hommes sanctifiés". (Rituel de bénédiction d'un orgue n° 1057).

 

 

 

 

 

                        Chers amis,

                         Vous n’êtes pas sans savoir que le 22 octobre prochain, nous allons fêter les 50 ans des grandes orgues de la cathédrale, un instrument qui, malgré quelques vicissitudes d’entretien, demeure le témoin d’une époque et un des meilleurs représentants de l’esthétique dite « néo-classique » : en cela, nos orgues sont réputées et mondialement connues.

 

 

 

                        C’est une joie pour moi d’être organiste titulaire de la cathédrale depuis le 7 janvier 2001 (clôture du Grand Jubilé de l’an 2000), et ma reconnaissance envers l’abbé Xavier Givert, qui m’a appelée à Soissons et m’a fait confiance, demeure immense. C’est aussi avec joie que, depuis environ 3 ans, j’accompagne également la prière des paroissiens de l’église Saint Crépin.

                        Je m’efforce, en tant que musicienne professionnelle et croyante engagée, de servir la communauté paroissiale, en alliant les exigences de la musique et celles de la liturgie, et de vivre ma mission dans un esprit de collaboration fraternelle avec les prêtres et les diacres, et tous les chrétiens : animateurs de chant et membres de la chorale (que j’accompagne lors de ses répétitions et qu’il m’est aussi arrivé de diriger), membres des équipes liturgiques, catéchistes (dont je fus, ayant fait le KT pour « Commencements » durant 4 années) … les jeunes que j’essaie de mettre en route, et tant d’autres personnes que je ne pourrai citer ici, et que je rencontre plus ou moins régulièrement à divers titres …

 

                        C’est un peu dans cet esprit-là que je souhaiterais vivre l’événement du 22 octobre qui se veut à la fois paroissial et culturel. C’est lors de l’assemblée générale de l’association des Amis des orgues de Soissons, le 12 mars dernier, que le projet à été mis en route et que cette date à été retenue, sous l’impulsion de l’abbé Xavier Givert et des 2 organistes titulaires, Vincent Dubois et moi-même, qui étions tous présents à la réunion. Il y aura donc une messe et un concert.

 

                        Pour la messe de 11 heures, j’ai rassemblé une bonne quarantaine de choristes du Soissonnais, issus d’horizons divers : habitués de la chorale liturgique de la cathédrale, membres de La Musarelle, de La Campanella, ou choristes isolés.

Nous avons décidé de monter le Kyrie et le Sanctus accompagné du Benedictus extraits de la Messe solennelle en ut dièse mineur (pour 2 orgues et chœurs) de Louis VIERNE (1870-1937) : ce dernier fut organiste de Notre Dame de Paris de 1900 à sa mort. Ce fut le professeur du chanoine Doyen (1902-1988, organiste et maître de chapelle de notre cathédrale, qui s’est battu pour que les soissonnais retrouvent un grand orgue; il a, d’ailleurs, écrit un livre intitulé Mes leçons d’orgue avec Louis Vierne) ; il était également venu jouer l’ancien orgue de la cathédrale (qui a été détruit lors des bombardements de la Première guerre mondiale), et a composé un Carillon de Longpont, en référence à l’ancienne abbaye de ce village (Vierne avait des amis à Villers-Cotterêts).

Cette Messe solennelle fait partie du répertoire des plus grandes maîtrises et de chorales des cathédrales de France, et au-delà.

 

                        Pour l’occasion, les chœurs seront placés sous la direction de ma sœur Véronique qui est, entre autres, professeur agrégé d’Education musicale et chant choral (en poste à Tremblay en France), pianiste accompagnatrice (et, de ce fait, bien souvent assistante) du Chœur des Grandes écoles (à Paris).Elle est déjà venue à Soissons et a donné un coup de main pour l’animation. Elle participe également, depuis 2 ans, au pèlerinage diocésain à Lourdes, comme hospitalière et comme hautboïste (le hautbois étant son deuxième instrument). Nous répétons en ce moment tous les mardis soirs à la chapelle de la cathédrale (dotée depuis avril d’un nouvel orgue numérique), car cela demande un travail vocal assez exigent (il y aura eu 10 répétitions en tout !).

Vincent Dubois sera aux grandes orgues et moi à l’orgue de chœur.

 

                        Lors de la célébration eucharistique, donc, de façon exceptionnelle, les fidèles rassemblés ce matin-là, seront invités à écouter le Kyrie et le Sanctus. En revanche, les autres chants, permettront à la fois la polyphonie chorale et la « participation pleine, consciente et active »  (notion chère à Vatican II) de l’assemblée (les deux n’étant pas opposés, comme on l’a cru parfois !) ; j’ai d’ailleurs l’intention de faire aussi participer nos jeunes instrumentistes à vent de la paroisse.

 

 

                        L’après-midi, à 16 heures, je donnerai un récital aux grandes orgues.

 

Ce concert a pour vocation d’accueillir (je donne ici à ce verbe « accueillir » toute son importance…) un public plus large dans notre cathédrale et de mettre en valeur un grand nombre des possibilités sonores de notre grand orgue. Le programme comportera des œuvres de plusieurs époques de l’Histoire le la Musique, du XVIIème siècle à nos jours, et jouera sur la double dimension de l’orgue - cultuelle et culturelle (l'orgue liturgique et l'orgue de concert) – à laquelle je suis profondément attachée.

 

J’ai essayé de donner du sens au choix des œuvres interprétées :

______________________________

1ère partie

Pierre DU MAGE (1674-1751- organiste de la collégiale de Saint-Quentin)
Grand jeu

Nicolas de GRIGNY (1672-1703 - organiste de la cathédrale de Reims)
Hymne « Pange lingua »
- Pange lingua en taille à 4
- Fugue à 5
- Récit du chant de l’hymne précédent

J.S. BACH (1685-1750)
Fantaisie et fugue en sol mineur (BWV 542)

Maurice DURUFLE (1902-1986)
Fugue sur le Carillon des heures de la cathédrale de Soissons (opus 12)

- dédiée au Chanoine Doyen (commanditaire) et publié dans sa revue "Musique sacrée, l'organiste"

Isabelle FONTAINE (née en 1975)
« Dominus illuminatio mea » (CREATION)

oeuvre composé durant l'été 2006, librement inspirée du Psaume 56

dédiée à l'abbé Xavier Givert

(qui sera normalement présent au concert).

 

2ème partie

César FRANCK (1822-1890)
Fantaisie en la (extrait des 3 pièces de 1878)

Louis VIERNE (1870-1937)
Communion opus 8

Marcel DUPRE (1886-1971)
Final du poème symphonique « Evocation » (opus 42)

(C'est Marcel Dupré, organiste de St Sulpice à Paris et professeur au Conservatoire de Paris qui a inauguré l'orgue de la cathédrale de Soissons en 1956)

IMPROVISATION

______________________________

 

                        Une de mes préoccupations, parmi tant d’autres, est que les chrétiens n’oublient pas d’apprécier leur patrimoine musical, un trésor, qu’ils ne s’en désapproprient pas … et ne négligent pas de soutenir et d’encourager des prestations musicales de qualité, ainsi que des créations, au service de la foi… N’est-ce pas là une forme d’évangélisation ? …

Je voudrais même rappeler que durant des siècles, l’Eglise a été le seul endroit où l’on pouvait entendre de la musique de qualité … et ce, quelle que soit l’origine sociale des personnes : même les plus pauvres ont droit à la beauté ! Je crois même que cela a joué sur la fréquentation de nos églises …

… Et aussi … que les amateurs d’orgue, quelques soient leurs convictions (qui doivent, bien entendu, être respectées), n’oublient pas trop vite pas que la majeure partie du répertoire pour orgue est à destination liturgique ou d’inspiration spirituelle !

 

Même si, devant tant d’urgences pour notre monde, ce n’est peut-être pas une des priorités affichées dans notre diocèse et notre région, il y a là, je crois, un enjeu pastoral important … jadis souligné par le Pape Jean-Paul II dans sa Lettre aux artistes.

                        Pour tout cela, je souhaiterais vraiment que l’EAP et les chrétiens de Saint-Sixte se sentent concernés par l’événement.

L’organiste est souvent caché et isolé, son instrument ainsi que la diversité de sa tâche sont parfois méconnus … mais en « humble serviteur à la vigne du Seigneur », son jeu rythme notre vie liturgique !

                                   Merci de m’avoir lue !

Isabelle, votre organiste dévouée.

qui a, de temps en temps, besoin de  témoigner de ce qu’elle fait et de ce qui l’anime !

 

 

 

 

 

« La musique et le chant sont plus qu’un embellissement – même superflu – du culte ; en effet, ils font partie de la mise en œuvre de la liturgie, et même ils sont eux-mêmes liturgie ».

« Une musique sacrée solennelle avec chœur, orgue, orchestre et chant du peuple, n’est donc pas un ajout, qui encadre la liturgie ou la rend agréable, mais une façon importante de participer activement à l’événement cultuel ».

« En outre, comme toute musique de qualité, en transcendant la sphère simplement humaine, (l’orgue) renvoie au divin. La grande variété des timbres de l’orgue, depuis le piano jusqu’au bouleversant fortissimo, en fait l’un des instruments supérieurs à tous les autres. Il est en mesure de faire écho à tous les domaines de l’existence humaine. Les multiples possibilités de l’orgue nous rappellent d’une certaine façon l’immensité et la magnificence de Dieu ».

« Le psaume 150 parle de trompette et de flûtes, de harpes et de cithares, de cymbales et de timbales : tous ces instruments musicaux sont appelés à apporter leur contribution à la louange du Dieu trinitaire ».
(Pape Benoît XVI, le 13 septembre 2006 – bénédiction du nouvel orgue de la vielle chapelle de Ratisbonne)

par Isabelle Fontaine publié dans : religion catholique
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Samedi 7 octobre 2006

C'est le titre de ma dernière composition pour orgue, que je vais créer le 22 octobre prochain pour les 50 ans du grand orgue de la cathédrale de Soissons.

La perspective de cette création avait intéressé Laure, créatrice et administratrice du forum "Autour de l'orgue"; début septembre, elle m'avait écrit: "Je me permet de vous écrire au sujet de « Dominus illuminatio mea » , ce serait fort gentil de votre part si vous veniez en parler sur mon forum , cela m'intéresserait d'en savoir un peu plus (ce qui vous a inspiré par exemple...)"

C'est donc sur son forum que j'ai mis en ligne le texte de la préface de mon oeuvre. Je lui avais promis !

Voici le lien:

http://orgue.forumculture.net/viewtopic.forum?p=562#562

 

En revanche, voici les principaux éléments thématiques de la partition:

 

 

par Isabelle Fontaine publié dans : musique et orgue
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 2 octobre 2006

Voici un article qui ma paraît très pertinent, et dont j'approuve le contenu:

http://www.musicollege.com/pratique/fluteabec2.htm

par Isabelle Fontaine publié dans : musique et orgue
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 20 septembre 2006

Cet article date en fait de la fin de l'été 2005, suite, notamment à mon concert donné en la co-cathédrale de Bourg en Bresse ...

 

Je n’ai pas la prétention d’être une grande concertiste … et je me contente de faire selon mes possibilités et disponibilités …

Mais les concerts – particulièrement durant des périodes de vacances – sont toujours l’occasion de moments formidables et de véritables rencontres …

Rencontre avec une nouvelle région, un environnement dépaysant et enrichissant culturellement … Rencontre avec un instrument, qu’il faut découvrir et apprivoiser en peu de temps, aimer avec ses particularités (y compris d’éventuels inconvénients) afin d’en tirer le meilleur …            

 

C’est toujours passionnant et enthousiasmant de découvrir toute la richesse d’un palette sonore, de l’explorer à travers des improvisations dans différents styles (selon, bien – sûr, ce que permettent la facture et l’esthétique de l’instrument) : je commence toujours par cela dès l’arrivée, afin de me détendre et de me familiariser avec l’instrument, de me rassurer aussi (…), avant de rentrer dans le répertoire proprement dit. C’est parfois aussi l’occasion de découvrir d’autres orgues de la région.

Rencontre avec l’ (les) organiste(s) du lieu, et d’autres personnes … qui, le plus souvent, font tout pour vous recevoir au mieux tant sur le plan matériel (prise en charge à la gare – je prends souvent le train ! - repas et hébergement, accès à l’orgue pour les répétitions, collaboration avec des assistants pour tirer les jeux, tourner les pages …) que sur le plan humain (conversations et échanges riches et sympathiques – sur des sujets musicaux ou autres -, convivialité, simplicité, humour parfois …).

Tout cela compte beaucoup, surtout lorsqu’on débarque seule dans un endroit inconnu. C’est cette dimension qui va à la fois permettre d’être totalement disponible à la musique elle-même, et qui va donner du sens à celle-ci …

Ma vision est peut-être, aux yeux de certains, un peu ringarde … mais je ne conçois pas la musique en dehors de toute dimension humaine.

 Quelquefois même, l’organiste des lieux possède de réelles compétences musicales, est bon (excellent, même !) musicien – sans s’en enorgueillir pour autant ! -, a des connaissances en facture d’orgue (ce qui est parfois bien utile !), et de ce fait, il vit réellement porté par l’enthousiasme pour « son » instrument et vous le fait partager instantanément …                      Si, de surcroît, cet organiste a une vision humaniste de la musique, est ouvert à plusieurs styles et esthétiques, et a (en plus !) une haute idée de sa mission d’organiste liturgique (…), c’est d’autant plus formidable !

 

Cela crée, même inconsciemment, une émulation, une stimulation … : enfin, je ne suis plus toute seule, cloîtrée dans mon coin de Picardie, avec le risque de stagner ou de dormir sur mes lauriers … !!!

 Les situations sont très variables selon les lieux … mais cela arrive quand - même … :

 

des endroits où le clergé est sensible à la musique, où le curé tient à vous accueillir également et assiste au concert…

Des endroits aussi où, de façon étonnante, le public est fidélisé et vient nombreux …

Où la presse locale vient même vous interviewer et vous photographier …

Cela est alors un peu intimidant et impressionnant …

 Tout cela rend l’aventure passionnante et … exigeante même …

 

 

 

 

Ainsi, sur place (2 jours au moins, c’est un minimum !), moments de travail sérieux (travail à l’instrument et réalisation des post-it de registrations … etc.) alternent avec moments de détente –absolument nécessaires pour moi !

Cela devient peu à peu familier et agréable, pour moi qui, durant l’année, fait totalement autre chose la plupart du temps …

 Même si, par exemple, il fait très chaud, que vous êtes un peu fatiguée, que vous êtes parfois dérangée par des bruits intempestifs … même si tout n’est pas hyper - confortable à la console (les accouplements sont durs ? le 4ème clavier est un peu loin ? …), que vous êtes parfois agacée par tel ou tel cornement ou tel ou tel jeu désaccordé …

Justement, cela fait tout le charme de la chose : arriver à s’en tirer, à dépasser tout cela … J’ai horreur de râler, de me plaindre, de critiquer … Appuyons-nous sur tout ce qu’il y a de beau et de positif !

 Le moment du concert lui-même approche …

 Il y a à la fois la pression – juste le trac nécessaire (ouf ! le temps où je tremblais de partout est révolu ! …) – et l’enthousiasme : vivement que ça commence !

 

 

 

 

Le tout lié au désir de bien faire, de vivre pleinement un moment optimal de musique (enfin enchaîner les pièces sans s’arrêter pour tourner une page ou changer de registration !) et de le partager avec le public …

 C’est un peu un défi lancé à soi-même, mais aussi l’envie de dire sincèrement merci à ceux qui vous ont invité(e) à jouer, qui vous ont fait confiance sans parfois jamais vous avoir entendu(e) auparavant, qui se sont donnés tant de mal pour vous accueillir dans les meilleures conditions … vous voulez leur faire plaisir et ne pas les décevoir …

L’heure approche en effet …

 Vous sentez bien aussi que la pression monte aussi intérieurement chez ceux qui vous accueillent (soucieux que tout se passe bien) et vous ceux qui vous assistent à la console (soucieux de bien faire et de ne pas se « planter » …  J’aurais parfois tendance à en demander trop, à être trop perfectionniste … mais je m’oblige à être sympa avec mes assistants, à les rassurer si besoin … Quand on est des « 2 côtés de la barrière », on sait ce que c’est !) …

Ils ne disent rien, mais cela se ressent … Ils ne savent pas bien s’il faut vous parler ou vous laisser tranquille …

 

 

 

 

En ce qui me concerne, je préfère que l’on me parle, que l’on me « décoince » un peu si besoin … j’ai besoin de sentir une certaine proximité (c’est idiot à dire … mais c’est presque affectif … même avec des gens que je connais peu …) …

En même temps, ce court moment de sensation de vide, de solitude un peu angoissante, est nécessaire pour se concentrer et stimuler l’envie de jouer et de donner le meilleur de soi-même au service de la musique elle-même, de l’esprit et du message voulus par le compositeur, et de ce qu’elle apporte à ceux qui l’écoutent et la reçoivent …

 … ça y est, c’est l’heure … L’église s’est remplie … Vous avez reconnu des amis ou de la famille … Et, Dieu merci, l’admirateur fou qui vous poursuit partout vous a enfin laissée tranquille ! … Tout est prêt …

La façon dont est présenté le concert est également un élément important … Pour le public qui a besoin de clés pour entrer dans une musique d’orgue qu’il connaît souvent peu, et qui a aussi besoin de ce liant humain ! Pour l’interprète aussi qui se sent ainsi impliqué, encouragé ; sans compter que ce temps permet aussi de changer de partition, de registration. Cela crée, pour tous, la respiration et la préparation nécessaires. L’idéal est un commentaire pas trop long ni trop élitiste, spontané si possible (quand il émane d’un musicien, cela se ressent !), mais pas pour autant simpliste ou inexact … C’est d’autant plus passionnant (et parfois même amusant et sympathique !) quand on entend le commentaire pour la première fois, comme le public !

 

Une fois que c’est commencé, ça passe très vite …

 

 

 

Il fait chaud, on sent une communion avec le public, et aussi avec les assistants dévoués (un de chaque côté, dans le cas d’un instrument entièrement mécanique possédant un certain nombre de jeux) qui vivent la musique en même temps que vous.

 C’est le moment où l’on se donne avec tout son être : son être corporel (ses mains, ses pieds …), son esprit, son intelligence, mais aussi … son coeur …

 Oui … surtout lorsque j’aborde un répertoire qui m’est cher : la musique de César Franck … Sans en faire trop, bien entendu !… J’ai récemment ressenti comme un appel intérieur très fort : « n’oublie pas de jouer avec ton cœur ! » … Oui … aussi …

 Il est aussi important de ne pas se précipiter sur la première note du morceau : non seulement vérifier la registration (il suffit d’un oubli et ça gâche tout !) … mais aussi intérioriser la musique, se plonger tout entière dedans … penser au tempo que l’on va prendre, au phrasé que l’on va employer, au style que l’on va donner … etc.

 

 

 

Afin que ce ne soit pas mécanique, mais musical … et humain … Justement …, c’est un être humain qui joue, et pas une machine … Bien sûr qu’il faut viser la perfection … Mais … une fausse note, une erreur de registration, un cornement imprévu … etc., cela peut arriver … Il faut l’accepter (sans s’y complaire pour autant !)… passer par-dessus et continuer sans panique … Si vous avez quelque chose à communiquer, cela passera … Mais si c’est ennuyeux au possible, cela deviendra fatal et impardonnable …

Que les gens applaudissent ou non, peu importe … Mais c’est quand - même bien vrai que cela encourage ou, au contraire, refroidit … De même, ce que disent ou ne disent pas les assistants – surtout lorsqu’ils sont eux même organistes ! – compte aussi … Je les regarde : que pensent-ils ? … C’est à la fois inquiétant et en même temps stimulant …

... La musique se déroule … Il y a des moments où l’on est à fond dans la musique, d’autres où l’on est comme dans un rêve … Des moments où l’on est un peu crispé, d’autres où l’on est totalement détendu … Des moments où l’on est un peu en colère après soi-même car ce n’était pas comme on aurait voulu, d’autres où l’on jubile totalement, où l’on se sent vraiment heureux !

 

… Arrive la fin …

Je termine la plupart de mes concerts par une improvisation. Certains penseront que c’est peut-être un peu prétentieux … Mais d’une part, cela fait un peu partie d’une tradition chez les organistes (français notamment), d’une éducation que j’ai reçue … notamment avec les nombreux concerts auxquels j’ai assistés depuis toute petite à Bordeaux. D’autre part, j’estime humblement avoir quelques compétences en la matière … C’est quand - même (je crois …) le point culminant de mes concerts, le moment où je suis totalement moi-même, complètement détendue et libérée, le moment aussi où je vais pouvoir faire entendre des sonorités de l’instrument pas encore utilisées dans le répertoire … Ce que je préfère par-dessus tout, c’est quand l’organiste des lieux – ou quelqu’un d’autre -, me propose le ou les thèmes et que je les découvre au dernier moment … Qu’il s’agisse de thèmes originaux composés spécialement pour l’occasion ou de thèmes appartenant à un répertoire existant – chant religieux, populaire … -, connu ou non … C’est extraordinaire … et il n’y a pas de mots pour en parler …

 

...Accord final … Tout est terminé … Les gens applaudissent … Il faut saluer plusieurs fois, parfois même descendre … Généralement, je suis très gauche et maladroite à ces moments là (c’est ma timidité qui fait cela …). A la fois épuisée après avoir donné beaucoup, et heureuse, je ne sais en fait pas bien où je suis … Des gens me parlent … certains manifestent leur enthousiasme de façon spontanée et inattendue … Puis il faut remonter à la tribune, changer de chaussures, ranger les partitions …

Et souvent, il faut se quitter assez vite …. Trop vite souvent … Cela dépend de l’heure, des habitudes locales, des obligations des uns et des autres … En même temps, on n’a pas trop envie de parler … et en même temps, on a du mal à partir, à quitter des lieux et des personnes dont on se sent désormais proches alors qu’il n’en était rien trois jours auparavant …

La nuit qui suit est généralement très bonne et très paisible.

Et sur le chemin du retour, et durant quelques jours encore, vous vous sentez légère et heureuse, l’esprit serein, le coeur habité par une émotion contenue mais débordant de reconnaissance …

Avec aussi l’envie de continuer de faire encore mieux …

Mon tableau peut paraître idéaliste ou idyllique … Pourtant, je l’ai vécu …

Et je tenais à vous faire partager ici cette évocation …

 

 

 

 

 

 

 

par Isabelle Fontaine publié dans : isabelle.fontaine
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 20 septembre 2006

Voici un topo que j'ai rédigé en mars 2003 en vue d'une formation d'organistes dans mon diocèse (ce topo n'a pas été lu ou distribué tel quel, mais il a été utilisé par une autre formatrice pour un atelier d'échange):

 

 

DE LA PLACE DE L’ ORGUE DANS LA LITURGIE EUCHARISTIQUE :

de la Présentation des dons à la Doxologie

 

 

 

 

-         quelques repères pratiques –

 

Préparation des dons :

 

En général, l’orgue va accompagner les 3 temps :

-         la procession des dons

-         la présentation des dons

-         le moment où le prêtre se lave les mains en signe de purification intérieure

Mais un chant d’offertoire peut aussi accompagner la procession des dons, chant qui sera alors préludé et prolongé par de l’orgue (ex : une improvisation sur le thème du chant).

 

Quoiqu’il en soit, il importe de bien distinguer, de différencier, lorsque cela est possible, les différentes  parties qui composent ce moment, qui, dans un premier temps, intervient comme une pause dans la célébration, après la liturgie de la parole.

 La musique de l’orgue peut y aider.

 

Voici un schéma « idéal » :

-         le prêtre s’assoit, on fait la quête, la procession se prépare : musique sereine, de tempo modéré, dans une nuance moyennement forte.

-         pendant la procession proprement dite : une musique qui accompagne le rythme de la marche, de façon solennelle, mais calme et pas trop forte, et surtout pas « pompeuse » : à ce moment-là, le musique joue un rôle rituel.

C’est à ce moment là, précisément, que se place le chant d’offertoire lorsqu’il y en a.

-         pendant la présentation des dons (que le prêtre reçoit) et le rite de purification qui suit, la musique doit se faire plus douce, plus calme et exprimer une certaine forme d’adoration ; on peut alors concevoir que, sur ce « coussin musical », les paroles « Tu es béni, Dieu de l’Univers… » puissent être prononcées à voix haute par le prêtre qui préside, entraînant la réponse de l’assemblée. L’orgue joue jusqu’à ce que le prêtre soit prêt à l’autel et ait préparé son missel pour la Prière eucharistique.

 

Bien sûr, ceci est la situation idéale, dans laquelle la collaboration entre le prêtre et l’organiste est bien « huilée » : on s’est mis d’accord avant, on a l’habitude de se regarder, de s’écouter.

Cela suppose en particulier que l’organiste puisse bien voir ce qui se passe à l’autel, ce qui n’est pas toujours le cas selon le lieu où l’instrument est placé.

Par ailleurs, l’organiste doit posséder un minimum de compétences en matière d’improvisation afin de s’adapter en temps réel à ce qui se passe, la durée des mouvements étant variable.

Cela n’empêche pas de jouer une pièce du répertoire (ex : un choral de Bach) durant la première partie.

 

Ceci étant, dans beaucoup de lieux, les 3 temps décrits ci-dessus ne sont pas forcément différenciés clairement : il est fréquent qu’il n’y ait pas de procession des dons, que le prêtre commence très vite la présentation des dons, qu’il s’impatiente si l’organiste ne s’arrête pas immédiatement, et que la quête se prolonge jusqu’au chant du Sanctus.

 

Il faut donc s’adapter…

 

La prière sur les offrandes :

 

Prononcée par le prêtre, elle se termine par « Lui qui règne pour les siècles des siècles », ce qui suscite le « Amen » de l’assemblée.

Cette partie peut être chantée, lorsque le prêtre se sent à l’aise dans la cantillation.

L’orgue peut alors accompagner le « Amen »: si cela est prévu, il sera bon de donner la note de départ avant ; si c’est imprévu, un organiste possédant une bonne oreille pourra « rattraper » la note…

Conseil : si on cherche sa note, ou si on la vérifie, le faire sur un jeu le plus doux possible ;

mais ne pas chercher obligatoirement à accompagner si on n’est pas sûr : il vaut mieux laisser l’assemblée répondre « a cappella »…

 

 

 

La Prière eucharistique :

 

 

 

 

 

-         La préface :

 

introduite par le dialogue entre le prêtre et l’assemblée (« Le Seigneur soit avec vous… ») qui peut être chanté (et accompagné selon les modalités décrites ci-dessus), elle peut être chantée (a cappella) par le Président lors des Fêtes et Solennités.

 

-         L’acclamation du « Sanctus » :

 

chantée entièrement par TOUTE l’assemblée, elle jaillit de la fin de la préface (avec une phrase du type « C’est pourquoi, avec les anges et tous les saints, nous proclamons ta gloire en chantant d’une seule voix »).

C’est pour cela qu’il est souhaitable que l’introduction de l’orgue soit la plus courte possible – 1 ou 2 accords seulement : cela est à voir avec l’animateur ou le chef de chorale, qui peut demander à entendre une phrase plus longue pour mieux savoir démarrer le chant…

L’idéal serait même que l’organiste donne les notes du Sanctus avant la fin de la préface ; cela est cependant difficile à réaliser dans la pratique…

L’accompagnement de cette acclamation sera, clair, joyeux, dynamique, assez fort (mais pas trop, pour ne pas couvrir le chant).

 

-         Les épiclèses :

 

si, lors d’occasions particulières, elles sont chantées, l’orgue les accompagnera de façon sobre.

 

-         Le récit de l’Institution et la Consécration :

 

lors de grands rassemblements, de messes solennelles, avec plusieurs prêtres, ce passage peut être chanté, selon la mélodie proposée dans le missel ; s’il s’en sent capable, l’organiste pourra, tout doucement, soutenir ce chant, apportant un éclairage particulier à ce moment central de la liturgie, et, sur le plan pratique, empêchant les concélébrants de… détonner.

 

-         L’anamnèse :

elle est, en principe, entonnée par le prêtre qui préside, et suscite l’affirmation de toute l’assemblée.

L’organiste donnera bien la note de départ, accompagnera ou non (selon les cas) l’intonation, et accompagnera clairement mais paisiblement le chant de tout l’assemblée.

 

-         L’offrande : partie parlée

 

-         Les intercessions : partie parlée

 

-         La Doxologie Finale : est souvent chantée, généralement selon 2 tons :

 

celui du Missel, pouvant susciter un « Amen » plus ou moins développé (il existe la vesrion de Jacques Berthier: "Amen, amen, gloire et louange à notre Dieu" ;

celui, plus solennel, en 3 parties, composé par Jean-Paul Lécot (AL 197).

Quoi qu’il en soit, l’assemblée ne chante que « Amen » ; le reste étant chanté par le(s) prêtre(s) – quand c’est parlé, c’est la même chose !

S’il a pu se mettre d’accord avec le président, l’organiste donnera bien la note avent ; sinon, il essaiera, s’il peut, de rattraper « au vol »….

En tous les cas, la partie « récitatif » sera accompagnée doucement,

Et la réponse de l’assemblée sera accompagnée de façon majestueuse et solennelle.

 

 

 

Remarque complémentaire :

 

Dans l’ « ancienne » liturgie – celle d’avant Vatican II -, on trouve le terme « Elévation » ;

De nombreuses pièces pour orgue, en particulier au XIXème siècle et dans la première moitié du XXème, portent ce titre, correspondant à une intervention de douce de l’orgue entre le Sanctus et le Benedictus (les 2 parties étant alors séparées).

 

Dans certaines grandes églises ou cathédrales, il reste des traces de cette pratique, encore actuellement, l’orgue jouant très doucement

-         soit entre le Sanctus et le récit de l’institution

-         soit après l’anamnèse, jusqu’à la Doxologie

-         soit durant ces deux périodes (ce qui semble excessif : il vaut mieux choisir… ?)

C’est une pratique qui disparaît peu à peu : les directives en la matière sont assez floues…

Il est sûr que l’orgue doit rester discret (ne surtout pas couvrir le texte parlé)

et doit aussi savoir se taire…

 

____________________________________________________________

 

En conclusion, durant cette partie de l’Eucharistie, comme dans tout autre célébration, le rôle de l’orgue (ou d’autres instruments) est important (sans être indispensable…).

 

Par les possibilités sonores multiples et variées de son instrument (les tuyaux de l’orgue ne sont-ils pas aussi le symbole du peuple rassemblé, de l’Unité dans la diversité ?),

 

le musicien, avec sa foi et son savoir-faire, soit, comme soliste, soit comme accompagnateur, saura apporter la « couleur » propre à chaque moment, créer le climat qui convient, tantôt festif et solennel, tantôt méditatif et discret :

 

le musicien d’Eglise est au service de plus Grand que lui… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par Isabelle Fontaine publié dans : religion catholique
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 20 septembre 2006

Cette idée date d'il y a deux ans environ, suite à mes nombreuses expériences d'animations de messes avec les jeunes. Pour certains, ce texte était très bon, pour d'autres c'était beaucoup trop strict, beaucoup trop rigide ... Je relance donc ici la réflexion (n'hésitez-pas à poster des commentaires - contructifs ! - et à proposer d'autres formulations !):

 

PETITE CHARTE DU JEUNE MUSICIEN D’EGLISE

-         Le Seigneur m’a donné des talents ; je les fais fructifier et les mets au service de Dieu et de l’Eglise.

 

-         Je ne viens pas là pour me faire plaisir (même s’il est important d’aimer ce que l’on fait), ni pour me mettre en valeur (ce n’est pas un concert), ni pour  « m’éclater » avec des copains (même si la dimension fraternelle et humaine est importante).

 

-         Ma présence et ma participation sont un témoignage pour tous les autres jeunes chrétiens et pour toute l’assemblée.

 

-         Donc pendant la célébration, je vais éviter de bavarder, « rigoler », faire mes commentaires à voix haute, m’agiter, chercher mes partitions … etc.

Je dois prier avec l’assemblée (dont je fais partie).

 

-         Les chants et les musiques ne sont normalement pas choisis au hasard, ni pour plaire à telle ou telle catégorie de personnes,

mais en fonction du Temps liturgique, de la Parole proclamée ce jour-là, du moment de la célébration et du rite qui va avec … etc.

Sachant cela, mais aussi en sentant ce qui est exprimé dans un chant (louange, supplication, méditation confiante … etc.), et en fonction du style musical, je vais adapter mon jeu, mon style d’accompagnement, mes nuances … etc.

 

-         Avec tous les autres acteurs de la liturgie (prêtre, diacre, enfants de choeur, chanteurs et animateurs, lecteurs … etc.), je suis là pour favoriser une Rencontre (de l’assemblée, qui est première) avec quelqu’un : ce « quelqu’un », c’est le Christ.

 

-         Je vais donc m’insérer dans une équipe. Je dois accepter de ne pas forcément tout jouer tout le temps (il y a complémentarité et dialogue).

Je sais écouter, regarder, me taire …

 

-         Je fais tout mon possible pour arriver à l’heure à la répétition, avoir mes partitions dans le bon ordre. J’ai aussi le désir de progresser musicalement.

Si c’est beau, digne et bien préparé, on favorisera la prière de tous.

 

-         Je vais essayer de dépasser mes goûts personnels, m’ouvrir à d’autres répertoires, et collaborer avec les adultes (même si ce n’est pas facile). Car l’Eglise est universelle, et dans notre diversité, nous formons tous le Corps du Christ.

 

-         Je gagnerai à participer à la préparation des célébrations et à approfondir mes connaissances liturgiques, car c’est aussi un moyen pour moi d’avancer dans la foi.

 

 

 

 

par Isabelle Fontaine publié dans : religion catholique
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 20 septembre 2006

Le texte que j'ai mis en ligne ci-dessous, en 3 fois (car en une seule fois, il n'y avait pas tout ... le fonctionnement de ce blog, je le découvre ... ), est en fait la syhnthèse de mes réflexions entre novembre 2005 et février 2006: une période d'effervescence, voire d'euphorie, durant laquelle moi-même ai eu parfois du mal à comprendre ... ce qui m'arrivait.

Durant cette période, via Internet ou oralement, j'ai éprouvé le besoin de parler avec d'autres chrétiens: tous m'ont écoutée, prise au sérieux, conseillée aussi ... mais ça partait un peu dans tous les sens. D'où mon besoin de faire le point à travers un écrit qui me permettait, moi-même, d'y voir plus clair.

Ce texte personnel, resté longtemps confidentiel et adressé seulement à quelques personnes choisies dans mon entourage proche, je le mets en ligne aujourd'hui car je pense qu'il n' y a plus de secrêt, et que ce partage peut aider d'autres croyants en recherche (je remets les liens, car c'est mieux de tout relire dans l'ordre) :

http://isabelle.fontaine.over-blog.com/article-3896688.html 

http://isabelle.fontaine.over-blog.com/article-3896809.html

http://isabelle.fontaine.over-blog.com/article-3896834.html

A Jouarre ( http://perso.orange.fr/abbayejouarre/Pages_simples/Table_des_matieres.htm ), où je suis retournée régulièrement (aux vacances de février et de Pâques, aux vêpres de l'Ascension et de la Pentecôte, en août), j'ai pu parler très longuement avec Soeur Anne-Catherine, et aussi, une fois ... , avec la mère abbesse. A Soissons, c'est surtout avec l'abbé Xavier Givert, mon ancien curé, avec qui j'ai parlé de tout cela à de nombreuses reprises: malgré son emploi du temps très chargé, il a pris le temps de parler avec moi.

Depuis, j'ai reçu comme confirmation que cette voie est la bonne. Je suis désormais accompagnée spirituellement par Soeur Anne, qui est devenue soeur hôtelière depuis cet été: nous nous rencontrons ne fois tous les deux mois environ. Et puis, suite en lien avec mes attentes, les soeurs de Jouarre ont pu observer que je n'étais pas la seule à m'intéresser à la spiritualité bénédictine et à vouloir en vivre dans mon quotidien de laïcque engagée dans le monde et dans l'Eglise ... D'où la création toute récente d'une "Fraternité St Benoît" pour les 25-45 ans, qui s'est retrouvée pour la première fois le dimanche après-midi 10 septembre. Comme c'est discret et tout nouveau, je n'en dis pas plus ...

Enfin, ceci, comme méditation conclusive:

 

Le 11 juillet (Fête de St Benoît), j'étais à Lourdes (avant le pèlerinage de mon diocèse) ; la veille, à l'issue de la procession mariale, il y a eu "annonce de la Fête", "Te Deum", cloches ...
Et le jour-même, la messe de 11h15 était présidée par Mgr Jacques Perrier, l'Evêque de Tarbes et Lourdes ; il a fait une très belle homélie, commentant cette superbe oraison (prière d'ouverture de la messe du jour), qui en dit déjà beaucoup :
"Dieu, qui as fait de St Benoît un maître spirituel pour ceux qui apprennent à te servir, permets, nous t'en prions, que sans rien préférer à ton amour, nous avancions d'un coeur libre sur les chemins de tes commandements"

 

par Isabelle Fontaine publié dans : isabelle.fontaine
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 20 septembre 2006

Texte écrit en Février 2006 (3ème et 4ème parties)

 

Ce que je pense avoir découvert de la spiritualité bénédictine :

 

 

 

-         me rejoint très profondément dans ce que je suis, ce que je vis, ce que j’essaie de vivre, ce que je recherche

-         m’a apporté un regain de confiance, de calme, de paix intérieure, de joie, et a renforcé en moi la certitude de la présence aimante de Dieu et le désir d’y répondre de mon mieux.

-         m’aide à vivre certaines journée difficiles, à résoudre certains conflits ou dialogues compliqués, à apporter du calme et de la tempérance là où il en manque parfois.

-&